A noter !

Départ des promenades du coin de la rue de Ganay et du boulevard du Maréchal Lyautey à Milly le mercredi à 14 heures toute l'année et le lundi à 14 heures également, mais uniquement de mars à octobre (hors période de chasse).
En raison des contingences sanitaires actuelles, les promenades sont sur inscription uniquement.

Pour nous contacter :
promenonsnousdans@gmail.com
Catherine Legendre : 06 11 20 15 05
Arlette Weber : 06 85 15 46 82

Si vous aussi avez des photos de la forêt de Fontainebleau (paysages, flore, faune) particulièrement jolies, drôles ou insolites que vous aimeriez partager, envoyez-les nous et nous les publierons pour que chacun-e puisse les admirer en cliquant ici

Au cours de nos promenades, nous avons essayé d'identifier la flore particulièrement riche que nous avons pu rencontrer. Retrouvez-la ici.

Et pour en savoir un peu plus sur ce qui se passe dans la forêt domaniale...

Route de Gironville

 
Doucette et lamier pourpre, de quoi se faire une bonne salade !




Le Paon-du-Jour est un papillon qui vit plus d'un an, hivernant à l'abri de l'eau dans un grenier, une cavité dans un arbre, etc. Pendant cette hibernation, il n'est pas rare de le voir ressortir en hiver lors de fort redoux. Au printemps, il s'accouple pour donner naissance à une nouvelle génération en juin. Si la météo le permet, il peut y avoir une deuxième génération dans l'année. Il pond sur les orties où vous pourrez admirer ses chenilles noires tachetées de blanc. Comme ses ailes becquetées le montrent, il a visiblement survécu à une ou des attaques d'oiseaux.









La première orchidée de la promenade, un orchis-singe, dont les fleurs sont à peine ouvertes.
Saxifrage granulé

Les sceaux de Salomon sont ainsi nommés car le roi Salomon, qui croyait aux vertus médicinales de la plante, aurait marqué le rhizome de son sceau d'approbation. Cette marque vient en fait de la cicatrice laissée chaque année par la nouvelle tige. Egalement appelé muguet anguleux ou herbe au panaris, il est utilisé en cataplasme dont voici la recette : 60 g de racine de Sceau de Salomon, 60 g de saindoux, un verre d'eau. On fait cuire la racine jusqu'à ce qu'elle s'écrase facilement puis on fait prendre au doigt malade un bain d'1/4 d'heure dans ce mélange. On applique ensuite la racine en cataplasme. A renouveler chaque jour. (François-Joseph Cazin, médecin, 1868). Son action vomitive l'a fait abandonner en usage interne.
Stellaires langue d'oiseau








Le muguet se prépare pour le premier mai ... 









Orchis pourpres

Orchis militaire









Listère ovale (oui, oui, c'est une orchidée)








Un de mes chouchous : l'ophrys-araignée

                               


                                                    

                                                                                           Parterre de coucous
Polygalas








Un peu invasifs mais tellement beaux, les euphorbes petit-cyprès

Orchis militaire








En gros plan, un détail de l'orchis militaire



Ce magnifique feuillage rouge bronze est celui du peuplier tremble.  Si la feuille du tremble ... tremble, c'est parce qu'elle est portée par un long pétiole aplati verticalement et raccordé perpendiculairement au limbe de la feuille. Ainsi, au moindre courant d'air, la feuille s'agite, se tord sans cesse, émettant un bruissement léger et ce, d'autant que les bords du limbe arrondi portent des crénelures qui favorisent le passage latéral de l'air.

En Bretagne, on dit que non seulement le tremble orgueilleux et arrogant avait refusé de se pencher devant le Christ mais qu'en plus il affirma qu'il n'avait jamais pêché et n'avait aucune raison de trembler ; dès cet instant, il ne cessa plus de le faire. 

La richesse chimique du tremble lui confère, entre autres propriétés, par ses bourgeons, un pouvoir bactéricide contre les rhumatismes et la goutte.








Pas tout à fait épanouie encore, la fleur du muscari à toupet 😉😊

Plaine de Chanfroy






Dès l'arrivée Plaine de Chanfroy, les anémones pulsatilles sont partout.







Difficile de distinguer sur la photo, mais les anémones forment un vrai parterre, mêlées aux euphorbes petit-cyprès.








Les Aurores sont très mobiles, énervés par l'arrivée du printemps, je saisis une photo "au vol".








L'aqueduc est couvert de sceaux de Salomon en fleurs.



Et sur les pierres, les lézards sont légion à se chauffer au soleil
Au premier plan, un parterre de potentille faux-fraisier et la masse rouge au second plan, c'est de la petite oseille sauvage








De près, les potentilles faux-fraisier
Les érodiums à bec-de-grue sont très nombreux, mais ils sont minuscules 






Beaucoup plus visible, formant de véritables massifs dorés, les euphorbes petit-cyprès






Et voici un petit nouveau (pour ce printemps) : l'hélianthème des Apennins

                                          






Un Citron se pose enfin assez longtemps pour être immortalisé.

Premières orchidées





Changement de cap pour la promenade d'aujourd'hui : à l'ouest de Milly, je vais d'abord dans le champ du rond-point de Gironville. Les orchis pourpres commencent à fleurir !






Je ne vous présente plus le lamier pourpre, comestible de valeur, accompagné ici par le myosotis des champs. Les petits pétales de ce dernier (et aussi les feuilles) sont de véritables réserves de potassium : si vous êtes fatigué-e, c'est la décoction qui est utile, si vous êtes trop nerveu-x-se, c'est l'infusion qui vous relaxera.













Je ne me lasse pas des frisottis du pissenlit, et à observer les insectes butineurs, ça donne envie !

                                        








Un peu plus haut sur la route de Gironville, je tourne à droite pour monter jusqu'au plateau. 
Et voici mon premier orchis-singe sur le point d'éclore !
Je prends à droite ce petit chemin pour voir si le muguet est aussi abondant que les autres années ...









Les clochettes se préparent pour le premier mai.










Arrivée en haut, je vais jusqu'à la petite clairière où poussent les orchis pourpres. 
Et là aussi, je suis comblée !
                                       










Au bord du champ, pas de jacinthes sauvages, mais un parterre de polygalas ...
                      






... et une incroyable étendue de primevères officinales, des "coucous".








Sur les fleurs des viornes, de nombreux insectes. 






Ici, un coléoptère nommé "drap mortuaire" en raison de sa carapace noire tachetée de blanc comme les draps mortuaires qu'on tendait à l'entrée de la maison d'un défunt.






Prises dans les épines de l'aubépine, les graines vaporeuses de clématite vigne-blanche